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Reportage sur l’école secondaire alternative Le Vitrail

[7 janvier 2013] Tobie Bureau-Huot, chroniqueur à l’émission "Alors on jase" de Radio-Canada mais aussi ancien élève de l’école alternative Yves-Prévost, a réalisé un reportage très intéressant sur l’école Le Vitrail (le reportage est dans le deuxième segment de l’émission, à 10 min).

Voir le reportage


Un guide pour la création d’écoles alternatives

Dans la section "Bibliothèque virtuelle", vous trouverez un nouveau guide destiné aux personnes désireuses de créer une école alternative.

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Le Grand rassemblement 2005


Le Grand rassemblement 2005 du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec ou RÉPAQ, s’est tenu comme prévu, le 27 mai 2005, à Saint-Jean-sur-Richelieu, sur le campus du Fort Saint-Jean. Plus de 5000 personnes se sont alors déplacées pour l’événement : élèves du primaire et du secondaire, parents, enseignants, directions et sympathisants, tous avaient à cœur de faire de cet événement un moment unique dans la vie de nos écoles.

La foule du Grand rassemblement. Photo de Janick Houle, photographe (JPG)

La température incertaine nous obligea à tenir toutes les activités ou presque à l’intérieur, ce qui occasionna certains retards dans la prestation des services et surtout des problèmes de communication. Malgré ces inconvénients dus en grande partie à notre inexpérience, les participants trouvèrent l’occasion belle de s’amuser, d’échanger et surtout de manifester leur fierté d’appartenir à cette grande communauté des écoles publiques alternatives du Québec.

Ce Grand rassemblement représentait la troisième tentative du RÉPAQ et il est bon de se demander pourquoi cette fois fut la bonne, même si le succès fut mitigé. Voici donc, selon moi, les conditions de succès d’un événement de cette envergure.

1. Une réponse enthousiaste des écoles : une quinzaine au départ à signer leur fameux chèque de contribution de 500$, les écoles sont passées à 26 par un effet d’entraînement fort encourageant pour le comité organisateur ; les trois réseaux (parents, enseignants, directions) y ont cru et ont mis leurs ressources en commun, dont les ressources financières, ce qui a prouvé leur volonté concrète de participer.

2. Des écoles impliquées : quand il s’est agi de former le comité organisateur, nous avons eu la brillante idée de confier les chantiers d’exécution aux écoles et non à des individus : si ces derniers venaient à s’épuiser à la tâche, leurs communautés respectives pouvaient prendre la relève. Il reste toutefois que des individus se sont investis pendant une année entière, généreusement, et je veux les en féliciter !

3. Une coordination presque à plein temps : mon tout nouveau statut de retraité et mon expérience passée en organisation d’événements m’ont permis d’assumer la lourde tâche de coordination avec une certaine philosophie : dans les deux derniers mois, je consacrais pas moins de 40 heures par semaine à tenir le fort derrière mon clavier d’ordinateur, par des visites au Campus du Fort Saint-Jean et par des réunions de plus en plus fréquentes du comité organisateur.

4. Du temps ! : nous avons eu vraiment besoin de toute une année pour concevoir et opérationnaliser un tel événement dans sa première édition. Probablement que les éditions à venir causeront moins de maux de tête...mais ce n’est pas évident pour des alternatifs comme nous !

5. Un événement structurant : le Grand rassemblement 2005 est apparu rapidement pour le tout nouveau Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (RÉPAQ) comme l’occasion rêvée de structurer sa pensée, son image publique et son organisation. Microcosme du RÉPAQ, le comité organisateur formé de parents, d’enseignants et de directions a dû se donner un fonctionnement efficace de réseau à l’interne ; il a créé des outils de communication qui ont fait de cet événement une vaste entreprise de relations publiques auprès des élus, des décideurs des commissions scolaires et, bien sûr, des médias ; des textes sont apparus, précisant le sens de cette fête, expliquant l’école alternative comme une valeur ajoutée au secteur public. Le choix de faire un don collectif aux enfants malades de l’Hôpital de Montréal pour Enfants s’est inscrit tout naturellement dans cette cohérence, comme une illustration de notre implication sociale.

6. Des choix heureux : dans la foulée d’une organisation de cette envergure, il est vital de maintenir le cap sur des valeurs sûres et de faire des choix en conséquence.

- Le choix de La Bande à Sylvain s’est avéré déterminant pour créer la cohésion entre les 26 écoles participantes : d’abord considérés avec une certaine suspicion, ces animateurs de foule ont conquis les esprits et les cœurs des enseignants par leurs valeurs alternatives et par leur écoute.

- Le choix du Campus du Fort Saint-Jean a entraîné celui de travailler avec les ressources de la région et de ne pas nous replier sur nous-mêmes.

- Le choix de la beauté nous a amené à plein d’idées pour rendre cette journée inoubliable pour les yeux et les oreilles : cadre champêtre unique, proximité du magnifique Richelieu, chandails de 23 couleurs différentes, 55 plateaux d’activités et de jeux. Et surtout 3500 frimousses d’enfants !

7. Un support financier important : Une dernière condition et non la moindre au succès d’une telle entreprise, le financement. Dès le départ, par leur contribution de 500$, les écoles nous ont donné le coussin nécessaire pour démarrer les négociations avec les fournisseurs. Puis est venue la commandite grâce au travail de tous et surtout de l’équipe de l’école Le Baluchon. Je voudrais souligner spécialement l’effort du GOÉLAND qui, en plus d’une commandite, nous a promis d’éponger un potentiel déficit jusqu’à hauteur de 3000$. Mais nous n’en avons pas eu besoin. En effet, le Grand rassemblement a même fait un léger surplus !

Que restera-t-il de ce Grand rassemblement 2005 ? Il faut espérer qu’il s’inscrira dans les annales du RÉPAQ comme un moment de grâce où parents, enseignants, directions et élèves des écoles alternatives ont senti qu’ils forment une grande famille et qu’ils sont prêts à exporter leur modèle à l’ensemble du secteur public québécois d’éducation, sans crainte de perdre leur identité.

Pierre Chénier, coordonnateur du Grand rassemblement 2005

Site Web du Grand Rassemblement

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